Pourquoi Sailcoop ?

L'impact écologique du tourisme

En France, le tourisme représente 11% des émissions de CO2, et la part du transport dans ce chiffre s’élève à 77%. L’avion, évidemment, est le principal responsable et compte au final pour 40% des émissions du tourisme (source).

Pour vous donner un peu le vertige, n’hésitez pas à jeter un œil à la carte des avions qui volent en temps réel, sur ce site par exemple. Un peu fou, non ?

En avion

Pour chaque kilomètre parcouru, un passager émet près autour de 100g de CO2 en avion (source Ministère, page 117), c’est comme s’il parcourait la même distance, seul dans une voiture de taille moyenne.

En train

Le train, qui est 20 fois moins polluant que cela (source Ministère, page 123), est évidemment à privilégier autant que possible, vous l’avez en tête…mais ce n’est pas une option quand il s’agit de rejoindre une île, ou une terre au-delà des mers.

En ferry

Il y a bien le ferry, mais il se révèle finalement plus émetteur que les moyens de transport sus-cités : l’empreinte carbone d’un passager à bord d’un ferry oscille entre 330 et 850g de CO2 par kilomètre ! (source Ministère, page 133).

À noter que l’on peut trouver d’autres chiffres, qui placent l’avion à 255g de CO2 par passager et par kilomètre, et le ferry à 112g (BEIS UK, cité ici).

Ce qui demeure certain, c’est qu’un voilier… ça avance grâce au vent !

Nos modes de vie détruisent les écosystèmes et menacent, rien de moins, la survie de notre civilisation. Il devient urgent de ralentir. De trouver d’autres manières de nous déplacer, d’envisager le voyage. 

Un peu d’histoire

Les premières traces de navigation remontent à la nuit des temps. Sur tous les rivages du monde, les humains vivaient la mer comme une frontière vers l’au-delà, vers un royaume mystérieux, celui des anges ou des dieux. La barque solaire égyptienne ou le drakkar viking représentent le mieux la dimension religieuse et spirituelle du navire.

Mais depuis 8000 ans, la navigation à voile a été l’instrument du développement des civilisations, apportant à l’humanité une mobilité nouvelle pour le transport, le commerce et la guerre. Les voiliers ont favorisé les explorations, les métissages et les batailles navales.

Le peuplement du Pacifique qui débute entre 6000 et 3500 avant notre ère n’a pu se faire sans entreprendre des traversées de l’Océanie sur des milliers de km en pleine mer. Aucune trace ou récit ne permet de connaître ces voiliers antiques, mais nous savons que leur tradition maritime a produit les premiers catamarans, les pirogues à double coque.

Le Muséum de Toulouse présente plusieurs maquettes de ces embarcations mythiques.

La plus ancienne représentation d’un bateau à voile a été trouvée au Koweït. Elle date du 5ème millénaire avant notre ère.

Un peu plus tard, les civilisations égyptiennes sur le Nil, l’Indus, puis les cultures phéniciennes et grecques ont fait entrer la navigation dans l’ère classique. Avant que Rome n’en fasse une véritable industrie militaire. Au 1er millénaire, les mathématiciens chinois (avec la boussole) puis arabes (avec l’astrolabe) ont accéléré le développement des techniques de navigation et ouvert l’âge d’or de la voile entre 1571 et 1862.

Ce fut le temps des grandes découvertes et des armadas.

Mais l’invention de la machine à vapeur, puis l’aviation civile dans les années 1920, cantonnera la navigation à la voile au rang de loisir, de sport et d’art de vivre.

En 2022, la réalité écologique relance l’intérêt de ce mode de propulsion peu carboné. Sailcoop, bien sûr 😉 mais aussi Towt, Grain de Sail, SolidSail, Neoline, Iliens, Zéphyr et Borée, VPLP et bien d’autres en sont les précurseurs.

Notre siècle ouvre-t-il un nouvel âge d’or du vent et de la voile?

Pour le plaisir, retrouvez notre article présentant quelques-uns des voiliers les plus célèbres de l’histoire.

Le voyage à la voile, une solution ?

Bien sûr, on va nous dire que fabriquer et entretenir un voilier dépense de l’énergie, et que la construction des infrastructures (ports) pour les accueillir présente aussi une empreinte écologique. Mais soyons honnêtes, tous les autres moyens de transport appellent au même raisonnement, et le voilier reste, avec le vélo, le seul qui n’ait pas besoin d’énergie fossile pour se propulser !

Lors de nos navigations, s’il n’y a pas de vent nous ne nous interdirons cependant pas le moteur, qui consomme autour de 5 litres de gasoil par heure, soit 80 litres pour les 16 heures, au pire du pire, que prend une traversée entre le continent et la Corse. Soit 10 litres par passager (considérant qu’on ne compte pas les deux skippers qui ne sont pas là pour “se déplacer”), ce qui reste tout de même plus économe que la voiture (amphibie) ou l’avion. Et puis bientôt…qui dit que nous n’équiperons pas nos voiliers de moteurs électriques ?

Et puis…sur un bateau, tout est différent !
Le mode de vie à bord tient compte, en permanence, des ressources. En eau, en nourriture, en carburant, en charge des batteries,…les passagers apprennent, au plus proche de la nature, à pratiquer et apprécier la sobriété.

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